On a souvent tendance à ne considérer que le coût du prêt immobilier lors de l'achat d'un bien. C'est une grave erreur !

On a souvent tendance à ne considérer que le coût du prêt immobilier lors de l'achat d'un bien. C'est une grave erreur !

Vous avez dit « fiscalité » ?

Cette fois c'est la bonne ! La banque vous a accordé un prêt immobilier à un taux intéressant, vous avez commencé de rembourser les mensualités et tout va bien, votre budget est maîtrisé. Mais avez-vous bien pensé à prendre en compte la fiscalité dans votre calcul ? En tant que propriétaire, vous êtes désormais redevable de deux taxes : la taxe foncière et la taxe d'habitation.

 

Ces montants dont vous devrez vous acquitter sont parfois loin d'être négligeables, et ils peuvent venir crever votre budget s'ils n'étaient pas prévus, et notamment la première année, alors que vous n'êtes pas mensualisé et qu'ils vous sont réclamés dès la rentrée.

 

La taxe foncière

La taxe foncière concerne tous les biens immobiliers bâtis ou non bâtis, elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale. Il s'agit d'un impôt local dû par le propriétaire du bien au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle doit généralement être payée en octobre.

 

La taxe foncière a augmenté en moyenne d'un peu plus de 14% durant les cinq dernières années, et peut représenter plusieurs centaines d'euros. Etant un impôt local, son montant varie en fonction de la localisation géographique du bien. Par exemple, la taxe foncière correspondant à un studio situé dans les Yvelines peut se monter à 700 euros, alors que pour le même bien dans une petite commune du Morbihan, elle ne sera que de 331 euros.

 

La taxe d'habitation

Tous les logements sont concernés par la taxe d'habitation, qu'il s'agisse d'une habitation principale ou d'une résidence secondaire. De même, propriétaires et locataires sont indifféremment concernés. Il s'agit là aussi d'une taxe locale due par la personne occupant le logement au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle doit être payée en novembre.

 

La taxe d'habitation peut également revenir à plusieurs centaines d'euros. Si l'on reprend les exemples précédents, la taxe d'habitation pour le studio situé dans les Yvelines pourrait être de plus de 500 euros, contre peut-être 300 euros dans le second cas.

Il est intéressant de noter cependant que l'annonce de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages d'ici 2020 a été faite, et que dès 2018, certains foyers pourraient déjà profiter de cette mesure, voyant le montant qu'ils doivent payer diminuer d'un tiers. Attention cependant ! La suppression de la taxe d'habitation représentera un important manque à gagner. Si le gouvernement a promis de compenser les sommes non perçues, il n'est pas impossible que les communes, afin de garantir leur budget de fonctionnement, reportent tout ou une partie du montant de la taxe d'habitation sur la taxe foncière.

 

Pour conclure

Si l'on additionne les charges de copropriété, la taxe foncière et la taxe d'habitation, on peut rapidement se retrouver à devoir payer plus de 1200 euros supplémentaires par an pour un bien immobilier. Il est important de bien prendre en compte ces paramètres, car une augmentation des prélèvements de cent euros par mois (en cas de mensualisation) est loin d'être négligeable et peut peser lourd dans un budget.